Accès direct à la galerie de peintures

Dosseur, ledosseur, galerie, art, artiste, peintures, peinture, atelier, huile, aquarelle, aquarelles, fusain, dessin, toile, cadre, collage, abstrait,abstraites, figuratif, figuratives, poésie, breton, bretonne, bretagne, celte, celtique, fine arts, benezit

Artiste peintre contemporain

Accès direct à la présentation de l'artiste

Galerie de peintures à l'huile figuratives et abstraites


Bretagne Planche précédente : les NusPlanche suivante : les Paysages

Cliquer sur les images et les titres

An aod An dourAn tan
  • An aod - La grève
  • An dour - L'eau
  • An tan - Le feu


Cimetière de bateau La Bigoudène et son ombre Les Bigoudènes
  • Cimetière de bateau
  • La Bigoudène
  • Les Bigoudènes


Bénodet le matinBénodet le soirBénodet l'hiver Le Graal
  • Benodet le matin
  • Benodet le soir
  • Benodet l'hiver
  • Le Graal


Les hortensias Les roses trémières Ankou
  • Hortensias
  • Roses trémières
  • Ankou

Extrait de “Les vents m'ont dit” de Xavier Grall

Vents hurleurs, soleils jaunes, rocs et ressacs : éternels chants du monde.

Ce pays est une province métaphysique : l'au-delà imprègne les brumes d'Ouessant et cogne dans les gouffres de la Pointe du Raz.

Dieu ne se repose jamais. L'Univers n'est jamais fini. Quelle erreur de croire que tout en Bretagne est arrêté, figé, fixé pour toujours.

Tout au contraire, bouge ici : les paysages et les moeurs, les ciels et les nuages.

Marine


“Les chars d'argent et de cuivre
Les proues d'acier et d'argent
Battent l'écume,
Soulèvent les souches des ronces.
Les courants de la lande,
Et les ornières immenses du reflux,
Filent circulairement vers l'est,
Vers les piliers de la forêt,
Vers les fûts de la jetée,
Dont l'angle est heurté par des tourbillons de lumière.”

Arthur RIMBAUD (1854-1891) (Recueil : Illuminations)

« C’était en un temps
Où le journal était un carré blanc
Tenu par la mère au-dessus du seuil
Où jouait l’enfant.

Et dehors il y avait
Tous les nids et tous les champs,
Tous les chemins creux au-dessous du vent
Avec leurs trous pour les serpents.
Il y en avait les ronces des champs.

Et en soi une force
Plus forte que le vent,
Pour plus tard et pour maintenant,
Contre tout ce qu’il faudrait,
Certainement.»

Guillevic

Extrait du recueil Poèmes votifs d'Anatole LE BRAZ

Barque échouée au bord des rivages bretons,
J'ai désappris l'essor de mes jeunes sillages
Et laissé, sur mes flancs, se nouer en festons
Vos scalps souillés d'écume, ô goémons des plages.

«Il y a des milliers d’années
Que les menhirs te tiennent tête
Et à ce vent que tu leur jettes »
Guillevic

« Quand le géant noir
Qui dort parmi les fossiles du fond des mers
Se lève et regarde,

Les astres au creux du ciel ont froid
Et viennent se chauffer coude à coude.

Les yeux morts de cent mille morts
Tombent dans les rivières
Et flottent. »
Guillevic

Extrait de “Les vents m'ont dit” de Xavier Grall

J'aimerais vous montrer les chauves de l'Arrée, les sentiers blancs qui conduisent à des manoirs poignardés, les chemins qui s'enroulent autour des hamaux bleus.

C'est un pays de brumes et de vent en bataille, avec des toponymes aussi fluides que des ondées, aussi sonores que des gongs.

Xavier Grall

 “Viens avec moi je te dirai le cri des sternes et le psaume des pierres levées
 Viens avec moi je te dirai les dieux fraternels dans les chapelles bleues
 Viens nous inventerons un pays mystique
violentes seront les femmes comme les solstices
il y aura des nids chantants dans poutres
les nefs seront pleines d'hirondelles.”

“ Au clocher vers midi
L’horloge devient blanche

Et pèse comme un œuf
Au centre de la paille.”
Guillevic

La coccinelle posée sur ma main
Ecoute avec moi
Le silence des planètes
Guillevic

"Assieds-toi au bord du ruisseaux, et contemple l'écoulement de la vie,
Car ce signe sur le monde passager nous suffit."

Hâfez>

 « Seigneur me voici c’est moi
 De votre terre j’ai tout aimé Les mers et les saisons
 Et les hommes étranges
 Meilleurs que leurs idées
 Et comme la haine est difficile !
 Les amants marchent dans la ville
 Souvenez-vous de la beauté humaine
 Dans les siècles et les cités
 Mais comme la peine est prochaine !

 Seigneur me voici c’est moi
 J’arrive de lointaine Bretagne
 Je viens d’un pays musicien
 Liesse, colères et remords
 Amènent les vents hurleurs
 Sur le clavier des ports
 Je viens d’un pays chrétien
 Ma Galilée des lacs et des ajoncs
 Enchantent les tourterelles
 Dans les vallons d’avril .»

Xavier Grall

« La conscience de faire partie de l'univers, dans lequel l'on n'est que poussière dans un rayon de soleil, vaut mieux que l'illusion d'être un soleil dans un petit monde affairiste et sans aucune compassion pour les souffrances des autres. Mieux vaut être poussière de Lumière que faux soleils, parce que le bonheur n'existe que par la vraie Lumière » F. Ducluzeau «le Monde du Graal» (1997)